Economie de l’Algérie


 

 

maqamDepuis son indépendance, l’Algérie a subi de profonds changements économiques. En 1962, l’économie reposait essentiellement sur l’agriculture ; le pays était auto-suffisant en matière de denrées alimentaires et exportait de grandes quantités de vin et d’agrumes. Depuis, l’économie s’est orientée vers l’industrie, notamment vers l’extraction et la transformation du pétrole et du gaz. L’Algérie est devenue l’un des principaux producteurs de pétrole et de gaz d’Afrique et est d’ailleurs membre de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Elle produit céréales, fruits, légumes et tabac, mais une bonne partie de ses besoins alimentaires doit aujourd’hui être couverte par l’importation.

Si depuis quelques années la croissance économique de l’Algérie est lente, c’est en grande partie à cause de la baisse des prix du pétrole et du gaz, de la lourde dette extérieure et de la décennie noire. Le taux de chômage est élevé et de nombreux Algériens vivent dans la pauvreté. Lors de la guerre d’Indépendance, les régions forestières du nord de l’Algérie ont beaucoup souffert. Depuis, le pays a entrepris des programmes de reforestation pour assurer son approvisionnement en bois et en produits dérivés du bois.

bijoux-traditionnels-de-kabylie-2L’industrie de la pêche (sardines, anchois, thon et crustacés) est développée. L’exploitation minière (fer, zinc, plomb, mercure et charbon) est en grande partie contrôlée par le gouvernement.

Le secteur tertiaire emploie plus de 45 % de la population active du pays, ce qui comprend les fonctionnaires et les employés des institutions financières, des télécommunications et des médias. Le gouvernement contrôle tout ce qui se publie et se diffuse. Dans les années 1980, l’Algérie a investi dans l’industrie du tourisme et a fait construire des hôtels et des centres de villégiature sur la côte méditerranéenne, mais la décennie noire a fait reculer les touristes.

Si les Algériennes peuvent aller à l’université et travailler à l’extérieur, elles ne représentent toutefois que 7 % de la population active. La plupart travaillent comme enseignantes, infirmières, techniciennes ou médecins.

 

 

top